Forts de Thionville


Le siège de Thionville, de la fin d'août au 24 novembre 1870, est un épisode de la guerre franco-allemande de 1870 survenu à Thionville (Moselle). La petite garnison française repousse une tentative d'attaque le 14 août. Elle est soumise à un blocus puis assiégée à partir du 13 novembre. Après la capitulation de Metz, survenue 28 octobre 1870,  les Prussiens déplacent vers Thionville une partie de leur puissante artillerie. Bombardée à partir du 22 novembre, la place capitule le 24 novembre. La prise de Thionville et celle de Montmédy un mois plus tard donnent aux Allemands la maîtrise du chemin de fer jusqu'au front de Picardie.

Au début de la guerre, la petite forteresse de Thionville est mise en état de siège en juillet 1870. Elle sert de base de ravitaillement au 4e corps d'armée (général Paul de Ladmirault). Sa garnison, commandée par le colonel Turnier, se compose d'un bataillon de Garde nationale plus quelques cuirassiers et dragons.

Le 12 août, une patrouille de cuirassiers prussiens fait une reconnaissance près d'une porte de la ville et constate qu'elle n'est que faiblement défendue. Elle fait son rapport au général Gneisenau qui, recueillant divers renseignements, conclut que la place peut être prise par un coup de main. Tandis que la 3e division de cavalerie se tient en observation à distance, la 31e brigade d'infanterie, dans la nuit du 13 au 14, se dirige vers la place avec des échelles et des explosifs. Débouchant du bois de Yutz vers 3h du matin, elle se heurte à un détachement français qui ouvre le feu ; en même temps, un éclaireur prussien s'aperçoit qu'une crue de la Moselle rend le passage impraticable à gué. Les Prussiens se retirent sans résultat2.

Après la défaite de Saint-Privat-Gravelotte, le 18 août 1870, la principale armée française, commandée par le maréchal Bazaine, s'enferme dans Metz où elle est assiégée par l'armée prussienne. Les Prussiens décident alors d'encercler Thionville, défendue par des troupes régulières et des gardes mobiles, pour l'empêcher de soutenir la garnison de Metz. Ils adressent un ultimatum au grand-duché de Luxembourg, frontalier de Thionville et relié à cette ville par le chemin de fer des Ardennes, pour qu'il cesse d'apporter une aide aux assiégés.

La 14e division d'infanterie commandée par Georg von Kameke prend position devant la ville le 13 novembre. La place, peu fortifiée, est cependant couverte par deux lignes de hauteurs, des inondations et des marécages. Le 22 novembre, les assiégeants ouvrent le bombardement avec 85 pièces d'artillerie, accompagné d'une attaque d'infanterie qui donne peu de résultats en raison des fortes pluies. Le 24 novembre, la place capitule : les Allemands prennent 4 000 prisonniers ainsi que 199 canons et des approvisionnements importants.

Les gardes nationaux sont autorisés à rentrer dans leurs foyers. Les troupes allemandes d'Edwin von Manteuffel qui encerclaient Thionville sont aussitôt affectées au siège de Montmédy qui capitule à son tour le 14 décembre, donnant aux Allemands la maîtrise du chemin de fer de Sedan à Thionville.

Lors du traité de Francfort (10 mai 1871),Thionville fait partie des territoires d'Alsace-Lorraine cédés à l'Empire allemand. Une partie de la population citadine émigre vers la France pour ne pas devenir allemande.

De 1899 à la Première Guerre Mondiale, Thionville assiste à la construction de trois festes sur des hauteurs plus ou moins proches. La vieille enceinte bastionnée est déclassée, une fois les travaux bien avancés. Nous retrouvons cette tendance au même moment dans l’ensemble de l’empire allemand (Metz, Coblence, Kœnisgberg, Posen, Mayence et Wesel).

Les nouveaux ouvrages totalisent ensemble une garnison de près de 5000 hommes et rassemblent 16 pièces sous tourelles cuirassées. La première de ces festes est Guentrange (située en rive gauche) puis s’érigent sur la rive droite Illange (1904) et Kœnigsmacker (1905). En 1918, les Français reprennent possession de l’Alsace-Lorraine sans que les festes n’aient eu à subir l’épreuve de la guerre. Il n’en sera pas de même en 1944 avec la bataille de part et d’autre de la Moselle entre Américains et Allemands.

Ces trois défenses avancées s’appuyent mutuellement. La place de Thionville est couverte principalement par l’ouvrage de Guentrange. Les deux autres ouvrages, Illange et Kœnigsmacker, distants l’un de l’autre de 8 kilomètres, ont pour mission d’interdire le passage de la Moselle de part et d’autre de Thionville et de battre les hauteurs environnantes : Kœnigsmacker en aval surveille le saillant de Cattenom tandis qu’Illange, en amont, veille sur la vallée de l’Orne et Briey.

Appartenant aux festes de la seconde génération, nous relevons les quatres caractéristiques évoqués précédemment :

* les ouvrages de combat se trouvent à distance (batterie cuirassée pour canons à tir communication par tuyaux accoustiques, téléphones, éclairage électrique et aération forcée),

* réseaux d’obstacles (réseaux de fil de fer barbelés, grilles autour de chaque élément de la feste et autour de la  totalité de la feste),

* des casernes à l’épreuve des bombes, les Kriegskasernen, distinctes des structures de défenses, artilleries et infanteries, mais reliées à elles par des galeries,

* des structures de défense rapprochées (tranchées avec abris à l’épreuve des bombes et au moins un ouvrage d’infanterie protégé contre des assauts d’infanterie)

Une des grandes innovations de ces nouvelles festes concerne des casernes bétonnées, les Kriegskaserne. Littéralement caserne de guerre, il s’agit de grandes constructions casematées qui sont complètement enterrées du côté ennemi tandis que côté cour la façade dite de gorge est percée de portes et de fenêtres.


D’autre part, les festes de Thionville sont construites durant la période où est mis définitivement en place la tourelle de 100 cuirassée, plus résistante que la tourelle à bouclier.

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Les fortifications En Moselle et en Alsace de 1871 à 1939, des festen à la ligne Maginot.

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